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Haïti : Le PATI KONBIT POU DEMOKRASI et l’ANATRAP proposent une nouvelle transition dès le 7 février 2026


Pétion-Ville, le 18 janvier 2026 – Alors que l’échéance constitutionnelle du 7 février approche à grands pas, de nouveaux acteurs politiques montent au créneau pour proposer une issue à l’impasse actuelle. Dans une « Résolution sur un accord de principe » publiée ce dimanche, le PATI KONBIT POU DEMOKRASI (P-KODEMO) et l’Alliance Nationale pour une Transition Participative (ANATRAP) appellent au remplacement pur et simple de l’actuel Conseil Présidentiel de Transition (CPT).

​Un constat d’échec cinglant pour le CPT
​Les signataires du document, Nedet FRANÇOIS (Président de P-KODEMO) et Me Amos PIARD (Coordonnateur général de l’ANATRAP), ne mâchent pas leurs mots. Ils justifient leur démarche par ce qu’ils qualifient d’« échec du CPT ». Selon eux, en deux ans de gestion, l’organe de transition n’a réussi ni à rétablir la sécurité sur le territoire national, ni à organiser le référendum constitutionnel et les élections tant attendus.

​Les piliers de la « Transition Politique Consensuelle en Haïti » (TPCH)
​La proposition repose sur plusieurs points clés visant à instaurer un nouvel exécutif après le 7 février 2026 :

  • ​Départ sans condition du CPT : Les organisations exigent que le conseil quitte le pouvoir à la fin de son mandat, sans aucune prolongation.
  • ​Exécutif bicéphale : La résolution prône le retour à une structure classique avec un Président et un Premier ministre pour une durée d’un an. Leur mission principale serait le rétablissement de la sécurité et l’organisation d’élections crédibles.
  • ​Gestion des affaires courantes : Le document prévoit que l’actuel Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé, assure la continuité de l’État jusqu’à l’installation d’un nouveau gouvernement de consensus.

  • ​Une médiation issue de la société civile
    ​Pour choisir le futur Président de la transition, l’accord propose la création d’une commission de médiation composée de sept secteurs (religieux, universitaire, paysan, femmes, patronal, droits humains et diaspora).
    ​Cette commission aurait pour tâche de départager deux candidats issus de deux grands blocs : la Cour de Cassation/CSPJ d’une part, et la Société Civile d’autre part. Le choix final se ferait par un vote élargi incluant des représentants de la jeunesse, des syndicats et de la presse.

Un appel au consensus national et international
​Les signataires ont pris soin d’adresser des copies de cette résolution aux acteurs clés de la scène nationale et internationale, notamment au Conseil Présidentiel de Transition lui-même, au Premier ministre, au BINUH, à l’OEA, à l’ONU ainsi qu’à la CARICOM.
​L’accord reste « ouvert à toutes autres structures politiques ou regroupements » souhaitant s’aligner sur ces principes pour, selon les termes du document, un « véritable consensus national ».

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