Dans un communiqué publié le 26 novembre 2025, le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) a annoncé la fin du Statut de Protection Temporaire (TPS) accordé aux ressortissants haïtiens. Cette décision sera effective dès le 3 février 2026, selon un avis officiellement transmis au Federal Register.
Le DHS indique que, suite à une consultation avec plusieurs agences fédérales, la secrétaire Christi Noem a conclu qu’Haïti ne répondait plus aux critères légaux permettant le maintien de ce programme humanitaire. L’examen réalisé par les services de citoyenneté et d’immigration américains, ainsi que les analyses des agences concernées, a mené à la détermination que la prolongation du TPS pour Haïti « n’est plus compatible avec les intérêts nationaux des États-Unis ».
À la suite de cette décision, les autorités américaines exhortent les bénéficiaires haïtiens du TPS à envisager leur départ prochain, s’ils ne disposent d’aucune autre base légale leur permettant de rester sur le territoire. Le DHS rappelle également que l’application mobile CBP Home peut être utilisée pour enregistrer leur départ des États-Unis.
La fin annoncée du TPS n’est pas un événement isolé. Au cours de ces dernières années, plusieurs tentatives similaires ont été entreprises par les autorités américaines, souvent stoppées ou retardées par des actions en justice.Depuis 2017, au moins quatre grandes poursuites fédérales ont été engagées pour contester les décisions visant à mettre un terme au TPS pour certains pays, dont Haïti.
En juillet 2025, le juge fédéral de New-York Brian M.Cogan avait déjà bloqué une tentative visant à mettre fin prématurément au TPS pour Haïti, estimant que le DHS n’avait pas respecté les obligations légales et procédurales du programme. Cette décision avait retardé toute révocation jusqu’au calendrier initial désormais fixé à février 2026.
Ainsi, l’annonce du 26 novembre 2025 s’inscrit dans un processus complexe, marqué par des débats juridiques récurrents, des contestations portées par des organisations de défense des immigrants et des décisions de justice qui ont régulièrement freiné les tentatives de résiliation du TPS.