Reveil info

Fritz Jean ou l’art de partir en semant la discorde

À la veille de son départ de la présidence tournante du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), Fritz Jean a choisi le vacarme plutôt que la dignité, la polémique plutôt que le bilan, le sabotage plutôt que la transmission.

Dans une note publiée ce mardi, l’homme qui a présidé pendant des mois un CPT sans boussole, sans résultats, sans vision, prétend aujourd’hui s’ériger en gardien de la transparence administrative. Ironie amère pour un dirigeant dont le passage au sommet de l’État aura été marqué par l’inaction, les calculs politiques stériles et l’évitement permanent des décisions courageuses.

Une manœuvre politicienne de fin de parcours

Il s’en prend même aux cadres du bureau de communication de la Présidence

Que reproche exactement M. Jean ? La publication d’une note de communication, relative au dossier CPS, qu’il dit ne pas avoir validée. Il s’en prend même aux cadres du bureau de communication de la Présidence, les accusant d’avoir publié le texte « sous menaces », comme si nous étions dans une série dramatique et non dans une administration d’État. Faut-il lui rappeler que la communication d’une institution n’est pas l’otage des caprices d’un seul homme, surtout lorsque ce dernier est en bout de course ? Faut-il lui rappeler qu’une note informative ne remplace pas une décision de justice ni un contrat d’État, mais contribue simplement à la transparence demandée par tous ?

La transparence, soudainement à géométrie variable

il agite l’argument de la légalité pour bloquer une initiative administrative et semer le doute,

Depuis quand M. Fritz Jean se soucie-t-il d’avis de la Cour des comptes ? A-t-on entendu sa voix lorsque des nominations politiques se faisaient sans appel à la compétence ? Lorsqu’il validait des accords dans l’ombre, sans consultation ni débat ? Son silence a été constant. Son inertie, abyssale. Aujourd’hui, il agite l’argument de la légalité pour bloquer une initiative administrative et semer le doute, non pas au nom de l’intérêt public, mais dans une tentative désespérée de discréditer la nouvelle dynamique institutionnelle qui se met en place.

Dénoncer pour exister : la stratégie du chaos

Fritz Jean ne supporte pas de passer le relais. Et comme tant d’autres avant lui, il préfère partir en criant à la trahison plutôt qu’en faisant un bilan. S’il avait consacré autant d’énergie à faire avancer la transition qu’il en met aujourd’hui à saboter la relève, le pays ne serait pas dans cette situation. La vérité, c’est qu’il n’a jamais voulu du changement. Il a voulu le contrôle. Et aujourd’hui que ce contrôle lui échappe, il veut s’ériger en victime d’un système qu’il a contribué à figer.

L’État doit continuer, malgré les agitations d’hommes en mal de pertinence

L’histoire, elle, retiendra qu’au moment de transmettre le flambeau, il a préféré l’éteindre plutôt que de le tendre.

Le peuple haïtien attend des actes, pas des joutes d’ego. Il veut des institutions qui travaillent, pas des querelles internes. Il exige de la clarté, pas des discours empoisonnés à la veille d’un départ. La nouvelle équipe ne tombera pas dans ce piège de la diversion. Elle continuera à bâtir, à assainir, à décider. Car c’est cela qu’on attend d’elle. L’heure n’est plus à écouter ceux qui ont eu leur chance et l’ont gaspillée. Fritz Jean aurait pu partir en homme d’État. Il a choisi de partir en polémiste. L’histoire, elle, retiendra qu’au moment de transmettre le flambeau, il a préféré l’éteindre plutôt que de le tendre.

Tabrisson LARAQUE

Montréal, Canada 🇨🇦

6 août 2025

De la même catégorie