Le secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andrésol, a affirmé que Port-au-Prince « n’est pas tombée et ne tombera pas », tout en annonçant une reprise progressive du centre-ville de la capitale ainsi que la réouverture des routes menant vers le Nord et le Sud du pays avant le 7 février prochain.
Cette déclaration intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par la présence persistante de groupes armés contrôlant plusieurs axes stratégiques et quartiers de la région métropolitaine.
Selon Mario Andrésol, les forces de sécurité sont actuellement engagées dans une série d’opérations visant à rétablir l’autorité de l’État et à permettre une circulation sécurisée des personnes et des biens.
« Le centre-ville sera récupéré progressivement et les grands axes routiers seront à nouveau fonctionnels avant le 7 février », a assuré le secrétaire d’État, se voulant rassurant face aux inquiétudes de la population et des acteurs économiques, durement affectés par l’insécurité et l’isolement de certaines zones du pays.
Cependant, ces annonces suscitent scepticisme et interrogations. Des promesses similaires avaient déjà été formulées par des membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), sans résultats concrets à ce jour. Pour de nombreux observateurs, l’écart entre les discours officiels et la réalité du terrain demeure préoccupant.
Alors que l’échéance du 7 février est hautement symbolique dans l’histoire politique haïtienne, les autorités sont désormais attendues sur des actions tangibles.
La population, elle, continue de subir les conséquences d’une insécurité chronique, espérant que ces nouvelles déclarations ne resteront pas, une fois de plus, lettre morte.