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Le Conseil de sécurité de l’ONU réuni en urgence après la capture de Nicolas Maduro

Le Conseil de sécurité des Nations unies tient, ce lundi 5 janvier 2026, une session d’urgence consacrée à la situation au Venezuela, après l’opération menée par les États-Unis le week-end écoulé, qui a conduit à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.

Cette réunion exceptionnelle intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques et géopolitiques. L’intervention américaine, qualifiée par plusieurs États de violation du droit international, suscite de vives réactions au sein de la communauté internationale, alors que Washington affirme agir dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic et le crime organisé.

Selon les autorités américaines, Nicolas Maduro, capturé à Caracas puis exfiltré vers les États-Unis, doit répondre devant la justice fédérale de lourdes accusations, notamment de narcoterrorisme et de conspiration pour l’importation de cocaïne. Il est arrivé ce lundi au tribunal fédéral de Manhattan à New York pour sa première comparution devant la justice américaine.

Plusieurs membres du Conseil de sécurité, dont la Russie et la Chine, ont dénoncé une atteinte à la souveraineté du Venezuela et exigent des explications sur la légalité de l’opération. D’autres pays, bien que critiques à l’égard du régime de Nicolas Maduro, s’interrogent sur le précédent que pourrait créer une telle action militaire unilatérale.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a de son côté appelé au respect strict des principes de souveraineté, d’indépendance politique et d’intégrité territoriale des États, soulignant la nécessité de privilégier le dialogue et les mécanismes multilatéraux pour résoudre les crises internationales.

Au Venezuela, la Cour suprême a désigné la vice-présidente Delcy Rodríguez comme présidente par intérim. Celle-ci a déclaré vouloir œuvrer à des relations « équilibrées et respectueuses » avec les États-Unis, tout en appelant à une coopération fondée sur l’égalité souveraine et la non-ingérence.

La réunion du Conseil de sécurité pourrait déboucher sur des prises de position fermes, même si les États-Unis, membres permanents de l’instance, disposent d’un droit de veto susceptible de bloquer toute résolution contraignante. En attendant, la situation reste particulièrement volatile, tant sur le plan politique que diplomatique, et continue d’inquiéter la région comme l’ensemble de la communauté international.

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