L’Association des Médias en Ligne Indépendants d’Haïti (AMLIH) a publié le 29 mars dernier un communiqué de presse dans lequel elle plaide en faveur de la révision du décret du 18 décembre 2025 encadrant l’exercice de la liberté d’expression et portant prévention et répression des delits de diffamation et de presse.
AMLIH annonce suivre de près « la méthode d’usure » employée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui ignore les appels de plusieurs organisations de la société civile et des médias concernant la révision des décrets « contestés » : celui portant organisant de la Haute Cour de Justice ainsi que celui du 18 décembre sur les délits de diffamation et de presse.
L’association, alors qu’elle appelle à une modification de ce dernier, en raison des dispositions attentatoires à la liberté d’expression et de presse, se dit toutefois consciente de l’importance de la régulation des pratiques médiatiques des médias en ligne.
AMLIH appelle les autres associations de médias en ligne à faire front commun dans la défense du secteur. « AMLIH encourage les autres associations de médias en ligne à se réunir rapidement afin de rencontrer le chef du gouvernement et de proposer une modification au décret conteste de décembre », peut-on lire dans le communiqué.
Me Verly Sylvestre, avocat au Barreau de Port-au-Prince et Directeur Général du média en ligne Réveil Info, dit soutenir la position défendue par l’Association des Médias en Ligne Indépendants d’Haïti (AMLIH). « C’est un décret marqué du sceau de la censure. L’article 14.1 en est la preuve : demander au Parquet d’exercer une poursuite d’office en matière de diffamation alors que celle-ci est un délit privé relève d’une censure décomplexée », a soutenu Me Sylvestre.