Sous le haut patronnage du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT), la Direction de l’Immigration et de l’Émigration (DIE) a procédé, ce jeudi 4 décembre 2025, au lancement officiel de la carte numérique d’embarquement et de débarquement « IKAT ».
La cérémonie s’est tenue à l’hôtel El Rancho, à Pétion-Ville.L’événement s’est déroulé en présence des représentants du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), de la Primature, du MICT, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement, dont la ministre des Haïtiens vivant à l’Étranger, Kathia Verdier, et le ministre du Tourisme, John Herrick Dessources.
Des cadres de la DIE, ainsi que des partenaires techniques et financiers, y ont également pris part.
Dans son allocution, le directeur général de la DIE, Antoine Jean Simon Fénélon, a salué l’avènement de cet outil technologique présenté comme une avancée majeure pour l’institution. Selon lui, « IKAT » marque la transition du support papier vers le numérique, ce qui permettra une meilleure gestion des passagers, un traitement plus efficace des données et un renforcement du contrôle migratoire grâce à la centralisation de l’information au sein des vingt-neuf bureaux de la DIE.
Cette innovation facilitera également les démarches des voyageurs haïtiens en leur offrant un accès plus rapide aux procédures aériennes, tout en contribuant à une meilleure gestion des flux migratoires à l’entrée comme à la sortie du territoire.Le DG Fénélon a par ailleurs souligné que « IKAT » constitue un instrument essentiel pour aligner les pratiques migratoires haïtiennes sur les standards internationaux.
Développé en collaboration avec l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), ce projet pilote permettra aux voyageurs de remplir en ligne leur formulaire jusqu’à 72 heures avant leur départ, réduisant ainsi les longues files d’attente aux différents points de contrôle.
À travers cette initiative, la DIE et le gouvernement souhaitent démontrer qu’avec un usage stratégique de la technologie, des projets d’envergures peuvent encore voir le jour pour moderniser les services publics et combler les manquements institutionnels.