Par Webertson Dorvil
Un violent incendie s’est déclaré dans le camp de personnes déplacées installé à l’École nationale de la République de Colombie, située à Bourdon, dans la commune de Port-au-Prince, le dimanche 21 décembre 2025. Le sinistre a causé d’importants dégâts matériels et fait plusieurs blessés, sans toutefois provoquer de perte en vies humaines.
Ce nouvel incident survient à peine une semaine après que les autorités policières ont alerté l’opinion publique sur de possibles attaques planifiées par des malfrats affiliés à la coalition criminelle « Viv Ansanm », ciblant notamment les sites accueillant des personnes déplacées internes.Intervenant sur les ondes de Radio Métropole, Etzer Jean est revenu sur les circonstances ayant conduit à ce drame. Selon ses explications, l’incendie s’est produit au moment où des membres du comité de gestion du camp tentaient de déplacer des bonbonnes de gaz afin de prévenir tout danger.
Malheureusement, l’un d’entre eux a fait une chute, provoquant l’arrachement de la tête d’une bonbonne, a t-il expliqué.Le gaz s’est alors rapidement échappé, déclenchant un feu qui s’est propagé en un temps record à travers les abris de fortune.Des riverains et des occupants du camp ont tenté de circonscrire les flammes avant l’arrivée des secours, mais l’absence de moyens adéquats a compliqué les efforts.
Plusieurs familles ont tout perdu, y compris leurs effets personnels, leurs documents et leurs maigres réserves alimentaires.Etzer Jean a également précisé que le camp abritait environ 1 250 personnes au moment du sinistre, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées.
Rencontre entre le FAES et le comité du camp de la République de Bolivie
Une rencontre de travail s’est tenue entre les responsables du Fonds d’Assistance Économique et Sociale (FAES) et les membres du comité de gestion du camp de déplacés de la République de Bolivie.
A cet effet, plusieurs mesures ont été adoptées telles que:
•Un programme de « Cash for Work » sera bientôt lancé par le gouvernement, exclusivement destiné aux victimes.
•Prise en charge et soutien à l’égard des femmes qui abritent cet espace.
Toutefois, les représentants du FAES ont réaffirmé leur engagement à accompagner les populations vulnérables, tout en soulignant la nécessité d’une meilleure coordination avec les comités locaux afin d’assurer une réponse plus efficace et durable.Au-delà de cet incendie, ce drame met une nouvelle fois en lumière la précarité extrême dans laquelle vivaient déjà ces personnes déplacées.
Entassées dans des conditions insalubres, sans accès suffisant à l’eau potable, à l’électricité ni à des infrastructures sécurisées, elles faisaient face quotidiennement aux risques d’incendie, aux maladies et à l’insécurité.Ce sinistre vient ainsi aggraver une situation humanitaire déjà alarmante, rappelant l’urgence d’une réponse durable et adaptée de la part des autorités et des acteurs humanitaires.