Haïti fait face à une crise croissante concernant le recrutement et l’utilisation d’enfants par des groupes armés. Selon les données publiées par l’Organisation des Nations Unies (ONU) le 25 février 2026, ces pratiques ont connu une augmentation sans précédent en 2025, avec une hausse record de 200 % par rapport à l’année précédente.
L’ONU a partagé le témoignage poignant d’un adolescent de 16 ans, contraint de rejoindre un gang sous la menace et les pressions des groupes armés actifs dans le pays. Le jeune garçon a réussi à s’échapper et bénéficie depuis septembre 2024 d’un accompagnement médical et psychologique pour surmonter le traumatisme subi. Son récit met en lumière la vulnérabilité extrême des enfants dans certaines zones du pays et les dangers auxquels ils sont exposés quotidiennement.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de montée de la violence armée et de l’insécurité, où des gangs organisés contrôlent de nombreuses quartiers et régions, limitant l’accès des familles et des autorités aux services essentiels. Les enfants sont souvent ciblés pour leur vulnérabilité, leur loyauté imposée et leur capacité à exécuter des missions dangereuses, allant du transport de drogues et d’armes aux attaques contre d’autres communautés.
Les experts des Nations Unies alertent sur les conséquences à long terme de ce phénomène, soulignant que le recrutement forcé d’enfants constitue non seulement une violation grave des droits humains mais aussi un frein majeur au développement social et économique du pays. Ils appellent le gouvernement haïtien et la communauté internationale à intensifier leurs efforts pour protéger les mineurs, renforcer les programmes de réinsertion et offrir un soutien psychologique adapté aux victimes.
Face à cette crise, la sensibilisation et l’intervention rapide apparaissent comme essentielles. Les témoignages, comme celui de ce jeune adolescent, rappellent que chaque enfant sauvé représente un espoir de reconstruire une génération traumatisée par la violence et la peur.
Katiana Cady