Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a informé, le 25 février 2026, que la force de répression des gangs , se met en place, structure remplaçant la Mission multinationale D’appui a la sécurité.
L’annonce a été faite en marge du sommet de la CARICOM tenu à Saint Kitts and Nevis. À cette occasion, le chef de la diplomatie américaine a affirmé que les États-Unis ont officiellement qualifié plusieurs groupes armés opérant en Haïti d’organisations terroristes. Il a également précisé que Washington a déjà entamé des démarches pour sanctionner leurs soutiens financiers et logistiques, et engager des poursuites judiciaires contre toute personne impliquée dans leur appui.
Un changement de ton diplomatique
Cette déclaration marque un durcissement notable de la position américaine face à la crise sécuritaire haïtienne. En qualifiant les gangs d’organisations terroristes, les États-Unis ouvrent la voie à un arsenal juridique plus large : gels d’avoirs, restrictions bancaires, interdictions de voyage et poursuites pénales internationales.
La création de la GS Force Haiti s’inscrit dans un contexte où l’État haïtien peine à maintenir son autorité sur une grande partie du territoire, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Les groupes armés contrôlent des axes stratégiques, des quartiers entiers et influencent fortement la vie économique et sociale du pays.
Coopération sécuritaire et enjeux de souveraineté
Selon les premières informations, la GS Force aurait pour mission d’intervenir sur le terrain en appui aux forces nationales afin de reprendre le contrôle des zones dominées par les gangs. Toutefois, les modalités précises de son déploiement, sa composition et son cadre juridique restent à clarifier.
Cette initiative soulève également des interrogations. Si une partie de la population voit dans cette annonce un espoir de rétablissement rapide de la sécurité, d’autres voix insistent sur la nécessité de préserver la souveraineté nationale et de garantir que toute intervention internationale s’inscrive dans un cadre transparent et concerté.
Au-delà de l’option sécuritaire
La réponse à la crise haïtienne ne peut être uniquement militaire ou répressive. La lutte contre les gangs implique aussi le renforcement des institutions judiciaires, la réforme de la police, la lutte contre la corruption, ainsi que des politiques sociales capables d’offrir des alternatives aux jeunes vulnérables.
La création de la GS Force Haiti pourrait constituer un tournant stratégique. Reste à savoir si cette nouvelle dynamique internationale permettra réellement aux autorités haïtiennes de reprendre le contrôle du territoire et d’amorcer un processus durable de stabilisation.