Le samedi 28 février, l’Iran a été attaqué par la coalition américano-israélienne, causant à ce jour la mort de plus de cinq personnes, dont le guide suprême de la république islamique, Ali Khamenei. En riposte, l’Iran frappe les pays du Golfe , qui s’en sont plaints ce lundi 2 mars 2026 devant l’ONU.
Sept pays arabes, Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Arabie saoudite et Emirats arabes unis – ainsi que la Jordanie ont conjointement condamné , ce lundi, les attaques iraniennes devant le Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies (ONU) à Genève, où les débats ont été largement consacrés à l’escalade des tensions au Moyen-Orient.
Ils estiment que les attaques de Téhéran constitueraient une violation « extrêmement grave » du droit international. « Les pays arabes cherchaient à renforcer le dialogue et la transparence. Il s’agit d’une escalade injustifiable qui déstabilise tous les efforts de paix et de stabilité », a souligné l’ambassadeur saoudien Abdulmohsen Majed Ben Khothaila, faisant office de porte-parole du groupe.
La république islamique iranienne a particulièrement frappé les Emirats arabes unis, dont Dubaï, par 167 missiles et 541 drones. Un certain nombre de ces missiles aurait été intercepté, selon le ministère de la Défense. Bilan humain : Trois ressortissants pakistanais, népalais et bangladais ont été tués, tandis que 58 personnes ont été blessées, selon les données communiquées par le ministère de la Défense.
Au Koweït, les frappes iraniennes ont fait un mort et 32 blessés « tous de nationalité étrangère », a indique le ministère de la Santé. Alors qu’au Qatar, où est située la plus grande base militaire américaine au Moyen-Orient, 65 missiles et 12 drones ont été lancés en direction de cet État du Golfe, ont affirmé des responsables qataris, qui précisent toutefois que la plupart ont été interceptés, mais que 8 personnes ont été blessées.
Le président turc Recep tayyip Erdogan condamne les attaques américano-israéliennes sur Iran et appelle à la désescalade des tensions. « Nous sommes du côté de la paix. Nous voulons que le bain de sang cesse, que les larmes cessent de couler et que notre région parvienne enfin à la paix durable qu’elle appelle de ses vœux depuis des années » a-t-il fait savoir devant son parti AKP à Ankara.