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Crise majeure au Vénezuela : explosions à Caracas et capture de Nicolas Maduro

La situation au Vénezuela a brutalement basculé dans la nuit de vendredi à samedi. De fortes explosions, accompagnées de bruits assimilés à des survols d’avions militaires, ont été entendues vers 2 heures du matin à Caracas, selon un journaliste de l’AFP sur place. Les détonations se sont poursuivies pendant plusieurs minutes, semant la panique dans plusieurs quartiers de la capitale.

Peu après, le président américain Donald Trump a affirmé que les forces des États-Unis avaient mené une « attaque de grande envergure » au Vénezuela, aboutissant à la capture et à l’exfiltration du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse. Washington accuse le chef de l’État vénézuélien de narcotrafic et de terrorisme, et annonce qu’il devra répondre de ces accusations devant la justice américaine à New York.

Le gouvernement vénézuélien a dénoncé une « très grave agression militaire » et décrété l’état d’exception sur l’ensemble du territoire. Des blindés ont été déployés dans les rues de Caracas, tandis que plusieurs installations militaires stratégiques, dont la base de Fuerte Tiuna et le port de La Guaira, auraient été ciblées. Les autorités accusent également l’armée américaine d’avoir frappé des zones résidentielles, faisant craindre un lourd bilan humain.

Sur le plan politique, la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025, a salué un « moment historique ». Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, elle a déclaré : « Vénézuéliens, l’heure de la liberté est arrivée », appelant à une transition immédiate du pouvoir et estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo González Urrutia, actuellement en exil en Espagne, doit assumer la présidence sans délai.

La communauté internationale s’est rapidement divisée. Israël et l’Italie ont exprimé leur soutien ou jugé « légitime » l’intervention américaine, tandis que la France, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont insisté sur le respect du droit international et rejeté toute solution imposée de l’extérieur. La Chine, la Russie, le Brésil, le Mexique, l’Iran et Cuba ont fermement condamné l’opération, dénonçant une violation de la souveraineté vénézuélienne et un dangereux précédent pour l’ordre international.

Face à l’escalade, Caracas a demandé la convocation en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, s’est dit profondément préoccupé par le non-respect du droit international et a appelé à un dialogue inclusif et pacifique.

Alors que le calme semble être partiellement revenu dans certaines zones de la capitale, l’avenir politique du Venezuela demeure incertain, dans un contexte de fortes tensions régionales et de vives inquiétudes quant à la stabilité de l’Amérique latine.

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