Reveil info

Port-au-Prince au bord de l’horreur : des camps de déplacés menacés par une attaque explosive

La Police nationale d’Haïti (PNH) a averti, le dimanche 14 décembre 2025, de l’existence d’un plan criminel d’une violence inédite visant directement des camps de personnes déplacées dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, notamment dans la zone de Bois-Verna.

D’après un communiqué de la Direction de la communication de la police (DICOP), des groupes armés de la coalition criminelle « Viv Ansanm » prépareraient des attaques coordonnées impliquant des explosifs de forte puissance et des cocktails Molotov. Ces camps, déjà marqués par la précarité extrême, abritent des milliers de civils sans défense, dont une majorité de femmes et d’enfants.

Face à cette menace qualifiée d’extrême gravité, la PNH affirme avoir déployé en urgence ses unités spécialisées, renforcé la présence policière et mis en place un dispositif sécuritaire exceptionnel autour des zones à risque. L’objectif est clair : éviter un carnage annoncé et empêcher que l’irréparable ne se produise.

Si ce projet venait à être exécuté, Haïti pourrait basculer dans une tragédie humanitaire sans précédent. Une attaque contre des camps de déplacés signifierait des pertes humaines massives, un nouvel exode de populations, l’effondrement du peu de sécurité restante et un message glaçant : plus aucun espace n’est épargné par la violence armée.

Quand les camps de déplacés deviennent des cibles, que reste-t-il encore à protéger, et jusqu’à quand l’État pourra-t-il contenir l’expansion incontrôlée du crime organisé en Haïti ?

De la même catégorie